Pour ceux qui auraient manqué cet incroyable buzz, retour sur une petite histoire d’aujourd’hui qui sonne étrangement intemporelle…
4 novembre 2007 (à 21 h 30, donc), 
Patrick Moberg, 21 ans, rentre chez lui, parmi les 8 millions d’âmes de New-York, USA. Dans le wagon de métro bondé, il aperçoit soudain une jeune fille aux joues roses qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de ses rêves. Un échange de regards et c’est le coup de foudre… mais Patrick perd sa belle inconnue dans la foule quand ils descendent à la même station.
Qu’à cela ne tienne, puisque son job est de créer des sites internet, il s’attèle illico à un nouveau projet dans l’espoir de retrouver “la fille de ses rêves” : www.nygirlofmydreams.com
Sur son site, il publie un dessin de la jeune fille telle qu’elle était habillée ce jour là : short bleu clair avec des collants bleu marine, une fleur rouge dans les cheveux ; à côté sa propre silhouette. Il joint ses coordonnées à cet incroyable billet doux… et lance sa bouteille dans l’océan du web.
Et maintenant, le conte de fée : l’histoire de Patrick Moberg se répand comme une traînée de poudre, surfant sur la crête des réseaux sociaux et de la blogosphère dont il est déjà familier. En quelques heures, le jeune homme croule sous les messages, dont quelques propositions du style “ce n’est pas moi mais tu as l’air tellement adorable que tu peux m’appeler à la place”. Et le buzz va durer… 4 jours. Jusqu’à ce moment de grâce où un ami de la jeune fille lui envoie une photo d’elle : Camille Hayton, 22 ans, travaille à New York pour le magazine australien BlackBook et vit, comme Patrick à Brooklyn.
Incroyable mais vrai (il semblerait en tout cas), Patrick a retrouvé la fille de ses rêves en créant son propre site de re-rencontre ! Est-ce qu’ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ? Cela, bien sûr, ne nous regarde pas. Patrick a d’ailleurs aussitôt fermé son mini-site pour préserver leur intimité. Sa propre conclusion en tournant cette page : “comme dans toute comédie romantique et mauvaise chanson pop, vous devrez imaginer par vous-même la fin de cette histoire”.
