calle.jpgIl n’y a pas de mystère ou plutôt il n’y a que ça… Hantée par Paul Auster, suivie par Sophie Calle, il fallait bien qu’on se retrouve quelque part.
En avril 2007, La Société des Fées lance officiellement retrouve-moi.fr, un vendredi 13. Pour la rubrique Lieu du mois d’août, je décide de faire un article sur la Biennale d’art contemporain de Venise et l’exposition “Prenez soin de vous” de Sophie Calle pour le Pavillon français. En faisant mes recherches, je découvre son installation dans le métro toulousain et le site associé : transport-amoureux.vu…
Sélectionnée avec 20 autres artistes pour la commande publique de la ligne B du métro de Toulouse inaugurée le 30 juin 2007, Sophie Calle a choisi de s’approprier le célèbre concept de “transports amoureux” initié par le journal Libération. Dans la station Jeanne d’Arc qui lui est attribuée, elle affiche les règles du jeu aux quatre coins de la station : “Vous croisez régulièrement un inconnu sur un quai de métro et vous n’osez jamais lui parler (…) Vous aimeriez faire savoir à celui qui lisait un livre jaune, à celle qui portait un manteau rouge, que vous regrettez cette occasion manquée par gaucherie, par appréhension ou parce que l’instant ne s’y prêtait pas. Alors, laissez un message… www.transport-amoureux.vu.”
Bien sûr, elle y a ajouté son grain de sel en inventant elle aussi des messages et en en sélectionnant certains dans la presse. Mélangés à ceux laissés par les Toulousains, ils étaient affichés sur des écrans installés sur le quai même, ainsi que dans le hall d’entrée de la station.
“J’aime beaucoup le style économique, concis et poétique des messages que l’on trouve dans la presse quand les gens souhaitent se retrouver” explique-t-elle.
A son habitude, on se doute que Sophie Calle compte un jour se servir de cette matière première collectée au fil de l’exposition et elle-même ne s’en cache pas : “ C’est une chose qui pourra se faire mais pour l’instant ce n’est pas le but… mais ça risque de se faire…”
Nous comptons toujours sur elle pour devenir notre marraine… alors Sophie, m’as-tu lue ?

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