Archive pour février 2008

Mardi 26 février 2008

Pour ceux qui auraient manqué cet incroyable buzz, retour sur une petite histoire d’aujourd’hui qui sonne étrangement intemporelle…
4 novembre 2007 (à 21 h 30, donc), patrickmoberg_blog_134_418px.jpg

Patrick Moberg, 21 ans, rentre chez lui, parmi les 8 millions d’âmes de New-York, USA. Dans le wagon de métro bondé, il aperçoit soudain une jeune fille aux joues roses qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de ses rêves. Un échange de regards et c’est le coup de foudre… mais Patrick perd sa belle inconnue dans la foule quand ils descendent à la même station.
Qu’à cela ne tienne, puisque son job est de créer des sites internet, il s’attèle illico à un nouveau projet dans l’espoir de retrouver “la fille de ses rêves” : www.nygirlofmydreams.com
Sur son site, il publie un dessin de la jeune fille telle qu’elle était habillée ce jour là : short bleu clair avec des collants bleu marine, une fleur rouge dans les cheveux ; à côté sa propre silhouette. Il joint ses coordonnées à cet incroyable billet doux… et lance sa bouteille dans l’océan du web.
Et maintenant, le conte de fée : l’histoire de Patrick Moberg se répand comme une traînée de poudre, surfant sur la crête des réseaux sociaux et de la blogosphère dont il est déjà familier. En quelques heures, le jeune homme croule sous les messages, dont quelques propositions du style “ce n’est pas moi mais tu as l’air tellement adorable que tu peux m’appeler à la place”. Et le buzz va durer… 4 jours. Jusqu’à ce moment de grâce où un ami de la jeune fille lui envoie une photo d’elle : Camille Hayton, 22 ans, travaille à New York pour le magazine australien BlackBook et vit, comme Patrick à Brooklyn.
Incroyable mais vrai (il semblerait en tout cas), Patrick a retrouvé la fille de ses rêves en créant son propre site de re-rencontre ! Est-ce qu’ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ? Cela, bien sûr, ne nous regarde pas. Patrick a d’ailleurs aussitôt fermé son mini-site pour préserver leur intimité. Sa propre conclusion en tournant cette page : “comme dans toute comédie romantique et mauvaise chanson pop, vous devrez imaginer par vous-même la fin de cette histoire”.

Mardi 26 février 2008

Mardi 26 février 2008

9782070342563.jpg“J’étais derrière toi” un livre de Nicolas Fargues 
“C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre.”

L’histoire :
J’étais derrière toi : par ce petit mot griffonné sur un carton, Alice, une jolie Italienne, entre dans la vie du narrateur alors qu’il dîne au restaurant, nageant en plein marasme conjugal. En vacances en Italie, il essaie en effet d’intégrer que sa femme l’a trompé un mois auparavant avec un Noir “grand et musclé” qui l’a sensuellement conquise. Il n’arrive pas à s’en remettre. Alors, quand le serveur lui apporte ce petit message en italien signé Alice avec un numéro de téléphone, force est de constater qu’il trouve cela “osé, sexy, féminin, italien.” Et qu’il se laisse séduire…
Débute ainsi le grand balancement intérieur amenant le personnage tour à tour de la dépression à l’égocentrisme, de l’auto flagellation au narcissisme. Accepter sa propre banalité, s’accorder le droit de ne pas être à la hauteur, s’interroger sur ce qui constitue l’amour. Tout donner pendant dix ans à une femme qu’on admire mais qui vous terrorise. Passer quelques jours enchanteurs avec une âme sœur. Tout s’oppose et se débat à grands coups de jalousie, d’humiliation, de désir, dans un enfer amoureux où la stratégie de la terre brulée n’épargne personne…
J’étais derrière toi, éditions P.O.L. Mars 2006. ISBN : 2-84682-131-3. http://www.pol-editeur.fr



Mardi 19 février 2008

calle.jpgIl n’y a pas de mystère ou plutôt il n’y a que ça… Hantée par Paul Auster, suivie par Sophie Calle, il fallait bien qu’on se retrouve quelque part.
En avril 2007, La Société des Fées lance officiellement retrouve-moi.fr, un vendredi 13. Pour la rubrique Lieu du mois d’août, je décide de faire un article sur la Biennale d’art contemporain de Venise et l’exposition “Prenez soin de vous” de Sophie Calle pour le Pavillon français. En faisant mes recherches, je découvre son installation dans le métro toulousain et le site associé : transport-amoureux.vu…
Sélectionnée avec 20 autres artistes pour la commande publique de la ligne B du métro de Toulouse inaugurée le 30 juin 2007, Sophie Calle a choisi de s’approprier le célèbre concept de “transports amoureux” initié par le journal Libération. Dans la station Jeanne d’Arc qui lui est attribuée, elle affiche les règles du jeu aux quatre coins de la station : “Vous croisez régulièrement un inconnu sur un quai de métro et vous n’osez jamais lui parler (…) Vous aimeriez faire savoir à celui qui lisait un livre jaune, à celle qui portait un manteau rouge, que vous regrettez cette occasion manquée par gaucherie, par appréhension ou parce que l’instant ne s’y prêtait pas. Alors, laissez un message… www.transport-amoureux.vu.”
Bien sûr, elle y a ajouté son grain de sel en inventant elle aussi des messages et en en sélectionnant certains dans la presse. Mélangés à ceux laissés par les Toulousains, ils étaient affichés sur des écrans installés sur le quai même, ainsi que dans le hall d’entrée de la station.
“J’aime beaucoup le style économique, concis et poétique des messages que l’on trouve dans la presse quand les gens souhaitent se retrouver” explique-t-elle.
A son habitude, on se doute que Sophie Calle compte un jour se servir de cette matière première collectée au fil de l’exposition et elle-même ne s’en cache pas : “ C’est une chose qui pourra se faire mais pour l’instant ce n’est pas le but… mais ça risque de se faire…”
Nous comptons toujours sur elle pour devenir notre marraine… alors Sophie, m’as-tu lue ?

Jeudi 14 février 2008

piou.jpgQuand les mots vous manquent, vous pouvez toujours compter sur la science pour se déclarer à votre place ! Un petit clin-d’œil vraiment mimi et bien fait, pour lui dire que vous l’aimez surtout avec le sourire… Essayer la machine à déclaration

Encore plus piou-pou-lovelove ? Murmurez-lui des noms d’oiseaux à l’oreille grâce à ce petit générateur qui traduit vos propos en chant de rossignol.

Mercredi 13 février 2008

Petite fierté du jour : les sémillants “observateurs” de DatingWatch nous ont réservé la primeur de la série d’interviews qu’ils ont décidé de mener auprès des administrateurs de sites de rencontre (et de re-rencontres). 10 mois tout ronds après le lancement de retrouve-moi.fr, c’est l’occasion de faire le point sur notre différence et nos perspectives pour cette nouvelle année. Nous aurons l’occasion d’y revenir plus en détail, pour vous présenter notamment le nouveau mode de financement que nous aimerions (idéalement) mettre en place dans les prochaines semaines. En attendant, bonne St-Valentin à tous ceux qui ont envie de la fêter, malgré l’omniprésence multimédiatique qui galvaude ce sujet pourtant si personnel. Pour notre part, nous préférons rêver à des dizaines, des centaines et pourquoi pas des milliers de St-Valentin improvisées tout au long de l’année pour fêter vos futures re-rencontres. Mais bon, c’est vrai qu’on est un peu nouilles, aussi…

Jeudi 7 février 2008

même dans les amours les plus banales, les relations les moins bien assorties, les rencontres les plus brèves. L’instinct bouleverse tout. [Louis Gauthier]

Jeudi 7 février 2008

retrouve-moi.fr vient de signer la Charte Déontologique de la Rencontre, initiée par les courageux spadassins de DatingWatch, inlassables “veilleurs au grain” des pratiques de la profession, depuis leur Observatoire des sites de rencontres. Leur cheval de bataille : “faire de la rencontre en ligne une industrie aussi belle que l’Amour qu’elle promet”.

Alors là les gars, si vous nous prenez par les sentiments évidemment, difficile de ne pas souscrire à un programme qui est à l’origine même de la création de notre site… Avec retrouve-moi.fr, nous faisons chaque jour le pari qu’il y a une place sur le web pour un peu de poésie, de fraîcheur et - n’ayons pas peur du mot ! - de romantisme.

Pourtant, au-delà des intentions et des belles idées, jouer le jeu de cette charte exigeante n’a rien d’anodin. Quand il est question de sujets aussi importants que l’éthique d’une profession et le respect du consommateur, on ne peut que s’engager dans une vraie démarche, validée par des critères très précis. Ce n’est qu’à ce prix qu’il est aujourd’hui possible d’instaurer une relation de confiance entre les internautes célibataires et les acteurs de la rencontre.

En signant cette charte à notre modeste niveau, nous nous engageons à mériter chaque jour cette confiance, en renouvelant notre foi dans une façon plus sympathique, empathique, transparente, d’aborder la rencontre. Nous profitons d’ailleurs de l’occasion pour préparer des évolutions pour le site qui vont encore plus loin dans cet esprit… En espérant que l’initiative de Dating Watch prendra toute l’ampleur qu’elle mérite, en étant validée et relayée par le maximum d’acteurs de ce “métier” décidément pas comme les autres.

Consulter la charte

Vendredi 1 février 2008