3 septembre 2009

Les rames de métro, les trams et les bus charrient à nouveau des flots d’inconnu(e)s dont on souhaiterait bien qu’ils ne le restent pas… En moins de temps qu’il n’en faut pour dire “tu me plais”, il pousse sur la ville une forêt de parapluies sous lesquels il ferait bon se serrer à deux… On est tous tellement contents de rentrer (:-() que le moindre sourire nous fait palpiter la prunelle… C’est vrai, pourquoi évoquer la fonte du pouvoir d’achat quand on peut parler d’amour ? Manger junk quand on peut se nourrir d’espoir ? Remâcher noir quand on peut penser rose ? Draguer minute quand il y a retrouve-moi.fr ? Bienvenue, donc, dans cet univers merveilleux - la rentrée - où il est désormais si facile (et même chaudement recommandé) de déclarer sa flamme au pompier d’en face, gommer ses regrets de vingt ans d’un revers de billet doux et espérer enfin rembobiner le film de 1001 histoires restées à la première lettre… Et si vous commenciez par essayer de retrouver votre flash de l’été ? Souvenez-vous, vous l’avez croisée 18 fois à Vélib’ le long du canal Saint-Martin sans jamais oser l’arrêter… Il vous a rendu votre sourire au péage de l’A10 alors que vous étiez la 29765e de la semaine à ne pas avoir de monnaie… Vous avez promis de la rappeler en rentrant mais vos bagages se sont perdus entre Santiago et Saint-Etienne (avec son numéro dedans)… Pas de panique et stop au cafard : même si vous êtes décidément incorrigiblement timide, empoté(e) ou poissard(e) vous pouvez encore réussir votre rentrée en laissant un message sur www.retrouve-moi.fr !
Quant au souci du pouvoir d’achat, ce n’est pas le petit coup de pouce des Fées qui va vous ruiner : retrouve-moi reste en libre-accès, alors laissez parler votre cœur sans faire couiner votre porte-monnaie (mais si vous voulez nous aider à faire vivre le site, n’hésitez pas à participer ou à commander un badge ; ils sont vraiment très jolis…).p1010022.JPG

5 septembre 2008

25 juillet 2008

Youpi c’est l’été ! A nous les terrasses, les plages, les boîtes, les festivals, et les bouquets d’inconnus prêts à faire chavirer notre cœur… Oui mais voilà, comment retrouver ce garçon plein de charme qui vous a si élégamment secoué sa serviette pleine de sable à la figure ou avouer à la marchande de glaces de votre cœur que vous avez fondu pour elle, même par 17° à Etretat ? En lui laissant un message sur www.retrouve-moi.fr, pardi ! Notre site poétiquement nantais, techniquement lillois et graphiquement belge est au rendez-vous p1010002.JPGtout l’été pour servir d’écrin pop’n fresh à vos déclarations…
Bonnes vacances et bons coups de cœur, les Fées de retrouve-moi.fr s’occupent du reste !

9 avril 2008

Lorsque nous avons créé retrouve-moi.fr, nous avons longtemps balancé sur la politique à adopter pour son financement, tout particulièrement sur la “valeur marchande” à associer aux annonces. D’une part, nous avions du mal à évaluer le prix psychologique que nos usagers seraient prêts à payer pour un service à la garantie de résultat aussi aléatoire… D’autre part, nous avons toujours été mal à l’aise avec la nécessité (eh oui…) de monnayer une idée aussi jolie, délicate et sympathique. “Comment rendre notre gagne-pain poétique”, disait Thoreau dans son journal (merci Arnaud pour la référence…). La problématique de retrouve-moi.fr serait plutôt “comment faire un gagne-pain de notre poésie !”.

Bien-sûr, il y a la publicité, panacée universelle du web-business, aussi courtisée par les administrateurs de sites qu’honnie par les usagers (et les mêmes administrateurs de sites ! ). Nous n’avons toujours pas souscrit à cette option pour ces raisons mêmes (en temps qu’administrateurs de sites essayant de se placer du point de vue de l’usager !) et parce que nous sommes jalousement attachées à préserver l’intégrité du graphisme réalisé par Malak pour notre site…

Finalement, nous avons lancé retrouve-moi.fr avec une grille tarifaire à deux vitesses : l’annonce de base serait gratuite pour permettre au plus grand nombre de découvrir le service, et nous appliquerions un tarif contractuel pour les annonces accompagnées d’une photo ou prolongées au-delà du mois standard de présence sur le site.

Au bout d’un an, force est de constater que ce “modèle économique” ne l’est pas et ne nous permet pas de financer les potentielles évolutions du site (pour lesquelles nous ne manquons pourtant pas d’idées !). Le constat est simple : sur retrouve-moi.fr, vous n’avez pas besoin de débourser un centime, ni de cliquer sur une bannière publicitaire, ni de vous inscrire sur une mailing-list, pour que votre annonce soit VISIBLE directement, rapidement et simplement. De fait, nous ne vendons pratiquement pas d’annonces payantes. Et nous ne gagnons donc pas d’argent avec notre joli bébé…

Pour que le site continue à vivre, à être modéré (avec intégrité et vigilance) et à se développer, nous avons donc décidé de revoir sa politique tarifaire en nous inscrivant dans une logique propre au web 2.0 : un formidable espace d’expression libre où nous avons tous la parole (nous, usagers volontaires du Net et de ses réseaux). Nous proposerons donc désormais à nos utilisateurs une formule unique de “Sponsoring Empathique Participatif “(SEP). Autrement dit, nous avons choisi de défendre l’idée que chacun à son niveau (dès 1 euro) peut devenir mécène d’une belle idée qu’il trouve sympathique.

Concrètement, qu’est-ce que ça donne ? Désormais il n’y a plus qu’un seul type d’annonces sur retrouve-moi.fr, que vous pouvez agrémenter d’une image/photo ou pas, et qui reste en ligne pour une durée d’un mois. Le prix de cette annonce est entièrement libre : à vous de décider à combien vous évaluez la chance de retrouver un bel inconnu ou de renouer le contact avec votre amour de jeunesse. A vous de donner un prix à votre déclaration d’amour publique. Et à vous de choisir si vous avez envie de soutenir l’initiative ou de profiter librement du service…

Personnellement, nous nous sentons beaucoup plus à l’aise avec ce type de modèle, qui colle plutôt bien à l’esprit d’un site qui ne vous promet rien… sinon l’occasion d’initier la suite d’une histoire qui n’appartient qu’à vous. Dans un contexte où “les sites doivent réinventer les moyens de se financer” (cf. latribune.fr), l’idée de prix affectif appliqué à un service éminemment affectif trouve ici une logique naturelle. Après tout, la plus grande ressource de retrouve-moi.fr n’est-elle pas son capital-sympathie ?

4 avril 2008

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Un petit coucou et un grand merci à piplettenantes.fr pour ce sympathique papier de soutien à la poésie du quotidien sur internet, made in Nantes et façon retrouve-moi.fr…

8 mars 2008

A tous les “homme(s) qui aimai(en)t les femmes” et surtout à toutes les femmes aimées par tous les hommes et les femmes qui aiment les femmes… nous souhaitons une très belle journée du même nom. Merci M. François Truffaut (y compris pour “la femme d’à côté”…) !

26 février 2008

Pour ceux qui auraient manqué cet incroyable buzz, retour sur une petite histoire d’aujourd’hui qui sonne étrangement intemporelle…
4 novembre 2007 (à 21 h 30, donc), patrickmoberg_blog_134_418px.jpg

Patrick Moberg, 21 ans, rentre chez lui, parmi les 8 millions d’âmes de New-York, USA. Dans le wagon de métro bondé, il aperçoit soudain une jeune fille aux joues roses qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de ses rêves. Un échange de regards et c’est le coup de foudre… mais Patrick perd sa belle inconnue dans la foule quand ils descendent à la même station.
Qu’à cela ne tienne, puisque son job est de créer des sites internet, il s’attèle illico à un nouveau projet dans l’espoir de retrouver “la fille de ses rêves” : www.nygirlofmydreams.com
Sur son site, il publie un dessin de la jeune fille telle qu’elle était habillée ce jour là : short bleu clair avec des collants bleu marine, une fleur rouge dans les cheveux ; à côté sa propre silhouette. Il joint ses coordonnées à cet incroyable billet doux… et lance sa bouteille dans l’océan du web.
Et maintenant, le conte de fée : l’histoire de Patrick Moberg se répand comme une traînée de poudre, surfant sur la crête des réseaux sociaux et de la blogosphère dont il est déjà familier. En quelques heures, le jeune homme croule sous les messages, dont quelques propositions du style “ce n’est pas moi mais tu as l’air tellement adorable que tu peux m’appeler à la place”. Et le buzz va durer… 4 jours. Jusqu’à ce moment de grâce où un ami de la jeune fille lui envoie une photo d’elle : Camille Hayton, 22 ans, travaille à New York pour le magazine australien BlackBook et vit, comme Patrick à Brooklyn.
Incroyable mais vrai (il semblerait en tout cas), Patrick a retrouvé la fille de ses rêves en créant son propre site de re-rencontre ! Est-ce qu’ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ? Cela, bien sûr, ne nous regarde pas. Patrick a d’ailleurs aussitôt fermé son mini-site pour préserver leur intimité. Sa propre conclusion en tournant cette page : “comme dans toute comédie romantique et mauvaise chanson pop, vous devrez imaginer par vous-même la fin de cette histoire”.

26 février 2008

26 février 2008

9782070342563.jpg“J’étais derrière toi” un livre de Nicolas Fargues 
“C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre.”

L’histoire :
J’étais derrière toi : par ce petit mot griffonné sur un carton, Alice, une jolie Italienne, entre dans la vie du narrateur alors qu’il dîne au restaurant, nageant en plein marasme conjugal. En vacances en Italie, il essaie en effet d’intégrer que sa femme l’a trompé un mois auparavant avec un Noir “grand et musclé” qui l’a sensuellement conquise. Il n’arrive pas à s’en remettre. Alors, quand le serveur lui apporte ce petit message en italien signé Alice avec un numéro de téléphone, force est de constater qu’il trouve cela “osé, sexy, féminin, italien.” Et qu’il se laisse séduire…
Débute ainsi le grand balancement intérieur amenant le personnage tour à tour de la dépression à l’égocentrisme, de l’auto flagellation au narcissisme. Accepter sa propre banalité, s’accorder le droit de ne pas être à la hauteur, s’interroger sur ce qui constitue l’amour. Tout donner pendant dix ans à une femme qu’on admire mais qui vous terrorise. Passer quelques jours enchanteurs avec une âme sœur. Tout s’oppose et se débat à grands coups de jalousie, d’humiliation, de désir, dans un enfer amoureux où la stratégie de la terre brulée n’épargne personne…
J’étais derrière toi, éditions P.O.L. Mars 2006. ISBN : 2-84682-131-3. http://www.pol-editeur.fr



19 février 2008

calle.jpgIl n’y a pas de mystère ou plutôt il n’y a que ça… Hantée par Paul Auster, suivie par Sophie Calle, il fallait bien qu’on se retrouve quelque part.
En avril 2007, La Société des Fées lance officiellement retrouve-moi.fr, un vendredi 13. Pour la rubrique Lieu du mois d’août, je décide de faire un article sur la Biennale d’art contemporain de Venise et l’exposition “Prenez soin de vous” de Sophie Calle pour le Pavillon français. En faisant mes recherches, je découvre son installation dans le métro toulousain et le site associé : transport-amoureux.vu…
Sélectionnée avec 20 autres artistes pour la commande publique de la ligne B du métro de Toulouse inaugurée le 30 juin 2007, Sophie Calle a choisi de s’approprier le célèbre concept de “transports amoureux” initié par le journal Libération. Dans la station Jeanne d’Arc qui lui est attribuée, elle affiche les règles du jeu aux quatre coins de la station : “Vous croisez régulièrement un inconnu sur un quai de métro et vous n’osez jamais lui parler (…) Vous aimeriez faire savoir à celui qui lisait un livre jaune, à celle qui portait un manteau rouge, que vous regrettez cette occasion manquée par gaucherie, par appréhension ou parce que l’instant ne s’y prêtait pas. Alors, laissez un message… www.transport-amoureux.vu.”
Bien sûr, elle y a ajouté son grain de sel en inventant elle aussi des messages et en en sélectionnant certains dans la presse. Mélangés à ceux laissés par les Toulousains, ils étaient affichés sur des écrans installés sur le quai même, ainsi que dans le hall d’entrée de la station.
“J’aime beaucoup le style économique, concis et poétique des messages que l’on trouve dans la presse quand les gens souhaitent se retrouver” explique-t-elle.
A son habitude, on se doute que Sophie Calle compte un jour se servir de cette matière première collectée au fil de l’exposition et elle-même ne s’en cache pas : “ C’est une chose qui pourra se faire mais pour l’instant ce n’est pas le but… mais ça risque de se faire…”
Nous comptons toujours sur elle pour devenir notre marraine… alors Sophie, m’as-tu lue ?